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Article: Cigarette électronique : quels dangers pour la santé ? Le rapport de l’Anses décrypté par une pharmacienne

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Cigarette électronique : quels dangers pour la santé ? Le rapport de l’Anses décrypté par une pharmacienne

Cancer, maladies respiratoires, effets cardiovasculaires… La publication du vaste rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) sur le vapotage a suscité des titres particulièrement inquiétants. Mais que dit réellement l’expertise scientifique ? Notre pharmacienne revient sur les conclusions du rapport, leurs niveaux de preuve et les nuances essentielles pour comprendre ce que l’on sait — et ce que l’on ne sait pas encore.

Auteur Mylène Pillot, pharmacienne et cofondatrice de NATURACIG.

Le 4 février 2026, l’Anses a rendu publique son expertise consacrée à l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage. Ce travail de près de 700 pages analyse notamment les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes potentiels de la cigarette électronique, ainsi que l’exposition à différentes substances présentes dans la vapeur. Il constitue l’une des évaluations françaises les plus approfondies jamais réalisées sur le sujet.

La conclusion est plus complexe qu’un simple « dangereux » ou « sans danger ».

La cigarette électronique expose à des substances susceptibles d’avoir des effets sur la santé et ne doit donc jamais être considérée comme anodine. Mais l’Anses conclut également que les risques sanitaires associés au vapotage sont globalement moindres que ceux associés au tabac fumé, notamment en raison de l’absence de combustion.

Cette distinction est fondamentale pour comprendre correctement le rapport.

En 30 secondes : que dit l’Anses sur les dangers de la cigarette électronique ?

Ce qu’il faut retenir :

  • Les cigarettes électroniques ne sont pas sans risque.
  • Mais l’Anses conclut que ses risques sanitaires sont globalement moindres que ceux du tabac fumé.
  • L’absence de combustion constitue son principal avantage.
  • Des effets cardiovasculaires sont jugés probables, notamment en présence de nicotine.
  • Certains effets respiratoires et certains mécanismes pouvant intervenir dans la cancérogenèse sont jugés possibles, toutefois, à ce jour, aucune étude chez des utilisateurs de cigarette électronique n’a mis en évidence le développement de tumeurs attribuables au vapotage.
  • Pour les six aldéhydes étudiés, les concentrations mesurées dans les émissions sont environ 80 à près de 100 % plus faibles avec le vapotage qu’avec la cigarette fumée.
  • L’Anses déconseille le vapotage aux non-fumeurs et aux jeunes.
  • Pour un fumeur qui n’arrive pas à arrêter, elle considère que la cigarette électronique peut être envisagée comme une alternative, à condition de remplacer complètement la cigarette fumée et idéalement de rester une solution transitoire.
  • Enfin, le rapport souligne un problème assez étonnant : une grande partie de la population pense que vapoter est aussi dangereux, voire plus dangereux que fumer. L’Anses précise elle-même que cette perception va à l’encontre des données scientifiques.

Voilà le résumé. Mais derrière ces quelques lignes se cache une question : comment peut-on passer d’un rapport scientifique aussi nuancé à des titres médiatiques laissant parfois entendre que “vapoter donne le cancer” ?

Derrière ces conclusions apparaît donc une question essentielle : comment évaluer un risque sans confondre présence d’un danger, niveau de preuve et risque relatif ?

un vapoteur avec une cigarette électronique et de la vapeur

Pourquoi l’Anses s’est-elle penchée sur les risques du vapotage ?

La cigarette électronique s’est durablement installée dans les usages. Selon les données reprises par l’Anses, 8,3 % des 18-75 ans déclaraient utiliser une cigarette électronique en France en 2023 et 6,1 % vapotaient quotidiennement.

Dans le même temps, le tabagisme demeure le premier facteur de mortalité prématurée évitable en France, avec environ 75 000 décès annuels attribués au tabac selon les données rappelées dans le rapport.

La question scientifique ne peut donc pas se résumer à :

« La cigarette électronique est-elle dangereuse ? »

Il faut en réalité distinguer deux questions.

D’abord : quels sont les risques propres au vapotage ?

Ensuite : comment ces risques se comparent-ils à ceux de la cigarette fumée ?

Cette deuxième question est fondamentale pour un fumeur. Un non-fumeur peut comparer « vapoter » à « ne rien inhaler ». Pour lui, commencer à vapoter n’a aucun intérêt sanitaire. Mais un fumeur dépendant compare généralement deux expositions : continuer à inhaler de la fumée de tabac ou remplacer cette combustion par un aérosol de cigarette électronique.

Ce n’est pas le même raisonnement.

Cigarette électronique et tabac : l’absence de combustion change l’exposition

L’un des enseignements majeurs du rapport est parfois moins visible que les passages consacrés aux cancers ou aux maladies cardiovasculaires.

L’Anses conclut à des risques moindres pour le vapotage par rapport au tabac fumé et insiste sur l’absence de combustion.

Une cigarette classique brûle du tabac. Cette combustion génère une fumée extrêmement complexe contenant de nombreuses substances toxiques et cancérogènes.

Une cigarette électronique fonctionne différemment : elle chauffe un liquide afin de produire un aérosol, sans combustion du tabac.

Ce chauffage peut lui aussi produire ou libérer des substances indésirables. Mais la nature et les niveaux d’exposition ne sont pas identiques à ceux de la fumée de cigarette.

Le regard du pharmacien : « moins risqué » ne signifie jamais « sans risque »

En toxicologie, constater qu’une exposition est beaucoup plus faible ne permet pas automatiquement de conclure à une absence de risque.

Il faut prendre en compte la substance concernée, sa concentration, la durée et la fréquence d’exposition, mais également les conditions dans lesquelles cette substance est générée.

C’est pourquoi deux affirmations peuvent être simultanément exactes : le vapotage expose à certains risques et ces risques peuvent être inférieurs à ceux provoqués par le tabac fumé.

Opposer ces deux constats conduit à mal interpréter le rapport.

Infographie sur la formation de la vapeur de cigarette électronique

Quels sont les dangers cardiovasculaires de la cigarette électronique ?

Concernant le cœur et les vaisseaux sanguins, l’Anses considère certains effets comme probables.

Avec les produits contenant de la nicotine, l’Agence relève notamment une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle ainsi que certaines modifications de la fonction vasculaire.

La nicotine est une substance qui crée une dépendance et exerce des effets physiologiques bien documentés. Sa présence ne doit donc jamais être banalisée.

Mais il faut également distinguer une modification physiologique observée après l’exposition et la démonstration d’une maladie chronique.

Observer une augmentation ponctuelle de la fréquence cardiaque ou de la pression artérielle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer qu’un utilisateur développera une hypertension chronique, un infarctus ou un accident vasculaire cérébral.

L’Anses souligne que le lien entre certaines modifications observées après avoir vapoté et l'apparition ultérieure de pathologies cardiovasculaires chroniques reste à établir.

Le regard du pharmacien : ne pas confondre effet biologique et maladie

C’est une distinction fondamentale dans la lecture d’une étude scientifique.

Une exposition peut provoquer un effet biologique mesurable sans que l’on dispose pour autant de preuves suffisantes permettant d’établir qu’elle provoque à long terme une maladie donnée.

Inversement, l’absence de démonstration d’une maladie ne signifie pas que l’exposition est sans conséquence.

C’est typiquement le genre de distinction qui disparaît facilement dans un titre médiatique.

« Modification cardiovasculaire possible » devient rapidement :

« La cigarette électronique provoque des maladies cardiovasculaires. »

Or scientifiquement, ces deux phrases ne disent pas la même chose.

Cigarette électronique et poumons : que sait-on réellement ?

Pour les effets respiratoires, le rapport reste particulièrement prudent.

Concernant notamment l’asthme, la bronchite, la toux ou les sifflements respiratoires, les preuves sont souvent considérées comme insuffisantes.

L’association avec la bronchopneumopathie chronique obstructive, ou BPCO, est classée comme possible.

Mais l’analyse se heurte à une difficulté importante : de nombreux utilisateurs de cigarettes électroniques ont fumé auparavant pendant plusieurs années.

Lorsqu’une maladie respiratoire apparaît chez un ancien fumeur devenu vapoteur, il est donc particulièrement difficile de distinguer les conséquences éventuelles du vapotage de celles de plusieurs années antérieures d’exposition à la fumée du tabac.

Il existe également un problème de recul temporel. Certaines maladies respiratoires chroniques se développent après des décennies d’exposition, alors que l’usage généralisé de la cigarette électronique est beaucoup plus récent.

La conclusion raisonnable n’est donc ni que « la vape détruit les poumons », ni qu’elle serait sans conséquence respiratoire.

Le rapport identifie des signaux qui justifient une surveillance et des recherches supplémentaires, mais plusieurs liens de causalité restent aujourd’hui insuffisamment démontrés.

La cigarette électronique donne-t-elle le cancer ?

C’est probablement la question qui suscite le plus d’inquiétude.

Et c’est également celle pour laquelle les mots employés dans le rapport doivent être lus avec le plus de précision.

L’Anses classe notamment certains effets génotoxiques, mutagènes, épigénétiques et certaines modifications cellulaires comme possibles.

Des études expérimentales, notamment en laboratoire ou chez l’animal, mettent en évidence des modifications biologiques pouvant intervenir dans des mécanismes précoces de cancérogenèse.

Mais cela ne permet pas d’affirmer qu’un utilisateur de cigarette électronique développera un cancer à cause du vapotage.

Le rapport précise exactement :

« À ce jour, aucune étude menée chez les utilisateurs de cigarette électronique n’a mis en évidence le développement de tumeurs. »

une vapoteuse se promène avec une cigarette électronique pod

Le regard du pharmacien : que signifie réellement le mot « possible » ?

Dans un rapport scientifique, « possible » n’est pas synonyme de « démontré ».

L’Anses précise que les observations in-vitro (en laboratoire) ou sur l’animal ne permettent ni de prédire l’apparition d’un cancer, ni d’établir un lien de causalité.

C’est un point crucial de vulgarisation.

Un marqueur biologique associé à un mécanisme de cancérogenèse n’est pas synonyme de cancer démontré chez l’être humain.

Le rapport ne dit donc pas :

« La cigarette électronique donne le cancer. »

Il dit plutôt :

« La présence d’un marqueur biologique associé à un mécanisme pouvant intervenir dans la cancérogenèse constitue une information importante. Elle justifie des recherches et une surveillance à long terme. »

Ce n’est pas du tout la même information.

C’est toute la difficulté de la communication scientifique : conserver l’information préoccupante sans transformer une hypothèse en certitude.

Lors de la publication du rapport le 4 février 2026, plusieurs médias ont mis en avant les termes les plus spectaculaires : cancers, maladies respiratoires, effets cardiovasculaires.

Voici un exemple de titre particulièrement parlant :

« Des risques de cancers : c’est officiel, vapoter […] est dangereux pour la santé ».

Le problème n’est pas de dire que vapoter présente des risques. C’est exactement ce que dit l’Anses.

Le problème apparaît lorsque la présentation efface la comparaison avec le tabac ou transforme un niveau de preuve « possible » en certitude clinique.

Il existe en effet un phénomène bien connu : les titres les plus inquiétants sont aussi souvent les plus visibles, alors qu’une conclusion scientifique fondée sur des niveaux de preuve, des incertitudes et des comparaisons relatives est beaucoup moins facile à résumer en quelques mots.

Car le rapport complet dit simultanément deux choses :

1. le vapotage présente des risques ;

2. ces risques sont globalement inférieurs à ceux du tabagisme.

Supprimer l’une des deux moitiés modifie profondément le message.

Heureusement tous les médias n’ont pas adopté un traitement alarmiste. Le Monde, par exemple, a présenté dès son titre les « enseignements » de l’étude et précisé que l’Anses reconnaissait l’intérêt d’un usage transitoire pour arrêter le tabac.

UFC-Que Choisir a également expliqué qu’aucun lien direct avec le cancer ou plusieurs maladies chroniques n’était démontré chez l’humain, tout en rappelant que le vapotage devait rester destiné aux fumeurs dans une logique de réduction des risques.

Aldéhydes : ce que révèle la comparaison entre vape et cigarette fumée

L’une des parties les plus instructives du rapport concerne six aldéhydes présents dans les émissions : formaldéhyde, acétaldéhyde, acroléine, propionaldéhyde, glyoxal et furfural.

Ces substances peuvent notamment être générées lors du chauffage de certains constituants d'un e-liquide.

L’Anses a comparé les concentrations présentes dans les émissions du vapotage à celles mesurées avec la cigarette fumée.

Les écarts sont importants.

Comparé à la cigarette fumée, le vapotage entraîne une réduction de la concentration de ces aldéhydes allant d’environ 79 % à pratiquement 100 % selon la substance étudiée.

Quelques exemples issus du tableau de l’Anses :

  • formaldéhyde : environ 97,5 % de concentration en moins ;
  • acétaldéhyde : environ 99,9 % de moins ;
  • acroléine : environ 99,7 % de moins ;
  • furfural : réduction proche de 100 %.

Cela ne veut pas dire que le risque devient nul.

L’Anses montre justement que, selon la substance, la quantité vapotée, le liquide, le matériel, sa puissance et son entretien, certaines situations d’exposition restent préoccupantes.

Mais cette partie du rapport illustre parfaitement la différence entre réduction du risque et absence de risque.

Une exposition peut être très fortement réduite sans être totalement supprimée. C’est précisément ce que signifie « réduction des risques ».

Le regard du pharmacien : la chauffe est un paramètre essentiel

La composition du liquide n’est qu’une partie de l’équation.

Ce que l’utilisateur inhale dépend également de ce qui se produit pendant la chauffe.

Température, puissance utilisée, alimentation correcte de la résistance en liquide, état de la résistance et entretien du matériel peuvent modifier les conditions dans lesquelles l’aérosol est produit.

C’est l’une des raisons pour lesquelles l’analyse d’un produit de vapotage ne doit pas se limiter à la liste des ingrédients contenus dans le flacon : il faut aussi considérer les composés susceptibles d’apparaître lors de son utilisation.

Cette approche explique également le choix de NATURACIG de privilégier des matériels destinés à une utilisation modérée plutôt que des dispositifs recherchant avant tout une puissance élevée et une production massive de vapeur. Il s’agit d’un choix de conception de la marque, et non de l’affirmation qu’un niveau de puissance donné serait universellement sans danger.

Infographie sur les facteurs de risques liés à la cigarette électronique

Vape et tabac : des risques encore largement mal perçus ?

L’Anses elle-même constate un problème de perception, et c’est probablement l’un des passages les plus intéressants de tout le rapport.

L’Anses relève que, dans la population générale, les risques de la cigarette électronique sont majoritairement perçus comme équivalents ou supérieurs à ceux du tabac fumé.

Puis l’Agence ajoute explicitement :

« Cette perception va à l’encontre des données scientifiques sur le sujet. »

Ce phénomène n’est pas propre à la France.

Une étude publiée en 2024 dans JAMA Network Open, portant sur 28 393 adultes fumeurs en Angleterre, a observé qu’en 2023, 57 % considéraient la cigarette électronique comme aussi nocive ou plus nocive que la cigarette fumée.

Photo de batteries et clearomiseurs de cigarettes électroniques

Est-il possible que cette peur pousse certains fumeurs à continuer à fumer ?

C'est ici qu'il faut être très précis.

On ne peut pas affirmer scientifiquement que la couverture médiatique française du rapport de l’Anses a directement conduit un certain nombre de personnes à continuer à fumer. Aucune donnée française ne permet, à ce stade, de mesurer un tel effet causal à la suite de cette publication.

En revanche, l’hypothèse est crédible et cohérente avec plusieurs travaux expérimentaux.

Une expérience randomisée menée auprès de fumeurs américains et britanniques a montré qu’une brève exposition à des messages présentant la cigarette électronique comme aussi dangereuse ou plus dangereuse que la cigarette pouvait augmenter la perception de ses risques et diminuer la connaissance correcte du fait qu’elle expose à moins de toxiques que la cigarette combustible.

La grande étude publiée dans JAMA Network Open rappelle également qu’une perception erronée du risque relatif peut dissuader certains fumeurs de passer au vapotage.

Cela pose un véritable dilemme de santé publique :

Il faut empêcher les adolescents et les non-fumeurs de considérer le vapotage comme anodin, mais il faut simultanément éviter qu’un fumeur pense :

« Puisque la vape est aussi dangereuse que la cigarette, autant continuer à fumer. »

Car ce n’est précisément pas ce que conclut l’Anses.

Alors, la cigarette électronique est-elle dangereuse pour la santé ?

Le rapport est finalement beaucoup plus équilibré qu’il n’y paraît, et prend en considération la notion capitale « réduction des risques ».

L’Anses n’est ni « pro-vape », ni « anti-vape ». Son rapport dessine plutôt trois situations très différentes :

  • Pour un non-fumeur, le meilleur choix est évident : ne commencer ni le tabac ni la cigarette électronique. Chez les jeunes et les non-fumeurs, la prévention demeure donc prioritaire.

  • Pour un fumeur qui n’arrive pas à arrêter la cigarette, la situation est différente. Dans ce cas, l’Anses considère que la cigarette électronique peut constituer une solution alternative dans un objectif de réduction des risques par rapport à la cigarette conventionnelle, à condition notamment que le tabac fumé soit complètement remplacé et que le double usage ne se maintienne pas durablement.

  • Pour un vapoteur qui ne fume plus, l’objectif sanitaire reste de réduire puis idéalement d’arrêter le vapotage, puisque l’exposition n’est pas neutre.

Cette distinction entre populations est essentielle.

Le regard du pharmacien : le risque n’est pas binaire

La principale leçon de ce rapport est peut-être celle-ci : en santé, le risque ne se résume pas toujours à “dangereux” ou “sans danger”.

Il faut savoir de quelle exposition on parle, à quelle dose, pendant combien de temps, avec quel niveau de preuve et, lorsqu’une comparaison est pertinente, par rapport à quelle autre exposition.

Le rôle d’un décryptage scientifique n’est pas de rassurer à tout prix ni d’alarmer à tout prix ; il consiste à restituer correctement ce que les données permettent d’affirmer, mais aussi leurs limites.

Les risques du vapotage existent et il reste nécessaire de vérifier la composition des produits, de mieux étudier les substances générées lors de la chauffe, de surveiller les effets à long terme et de protéger les jeunes et les non-fumeurs.

Mais les connaissances disponibles permettent d’affirmer que les risques sanitaires du vapotage sont moindres que ceux du tabac fumé et que l’absence de combustion demeure son principal avantage.

Une politique destinée à empêcher un adolescent non-fumeur de commencer à vapoter ne devrait pas nécessairement transmettre le même message qu’une information destinée à un fumeur de longue date.

Ce sont les différentes faces d’une même conclusion.

Et si l’on veut réellement informer le public, elles devraient toujours être présentées ensemble.


Sources

Anses, Évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage – Avis de l’Anses et rapport d’expertise collective, saisine 2023-AUTO-0023, décembre 2025, publication en ligne le 4 février 2026.

Anses, Vapoter : quels risques pour la santé ?, 4 février 2026.

Jackson S. E. et al., Trends in Harm Perceptions of E-Cigarettes vs Cigarettes Among Adults Who Smoke in England, 2014-2023, JAMA Network Open, 2024.

Liu J. et al. / Wright C. et al., travaux expérimentaux sur l’exposition aux informations erronées concernant le risque relatif du vapotage, 2021-2022.

Le Monde, Cigarette électronique : les enseignements de la vaste étude de l’Anses sur les risques sanitaires, 4 février 2026.

UFC-Que Choisir, Le vapotage conseillé seulement en sevrage tabagique, 7 février 2026.

Les informations présentées dans cet article ont une vocation documentaire et ne constituent pas un avis médical individuel. La nicotine crée une dépendance. Les produits du vapotage sont réservés aux adultes et ne sont pas destinés aux non-fumeurs.

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