Quel est l'avis des pneumologues sur la cigarette électronique ?
Plusieurs pneumologues considèrent la cigarette électronique comme une aide possible pour les fumeurs qui souhaitent arrêter le tabac. Leur position repose notamment sur son efficacité dans le sevrage et sur l’absence de combustion. Les discussions portent sur la place à lui donner parmi les différentes aides disponibles, l’accompagnement des utilisateurs et les effets d’un usage prolongé.
Pour comprendre ces avis, il faut distinguer les prises de position de chaque médecin, les recommandations des autorités sanitaires et les résultats des études. Voici les principaux repères, avec les données disponibles en septembre 2026.
Ce que disent les pneumologues sur la cigarette électronique
Bertrand Dautzenberg : intégrer la vape à l’accompagnement des fumeurs
Dans un entretien publié par Santé respiratoire France en janvier 2022, le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et tabacologue, défend la possibilité pour les soignants d’accompagner les fumeurs qui utilisent la cigarette électronique. Il estime que l’exclure des options discutées avec le patient peut priver celui-ci d’une aide utile.
Frédéric Le Guillou : tenir compte du parcours et des préférences du patient
Dans cette même publication, le Dr Frédéric Le Guillou souligne l’importance d’une décision partagée. Certains fumeurs ne souhaitent pas utiliser les substituts nicotiniques ou ont rencontré des difficultés avec ces traitements. Pour ce pneumologue, cette situation justifie d’examiner d’autres possibilités avec eux, dont le vapotage, dans une démarche d’arrêt du tabac.
En mai 2026, Santé respiratoire France rappelle l’intérêt potentiel de la vape chez certains fumeurs adultes, en insistant sur le remplacement complet du tabac fumé.
Un éclairage de pneumologie publié en 2025
Dans une analyse publiée en mai 2025 sur le site de la Société de pneumologie de langue française, Marjolaine Georges, du service de pneumologie du CHU Dijon Bourgogne, présente des résultats favorables à la cigarette électronique dans le sevrage tabagique. Elle souligne l’intérêt de l’inscrire dans une démarche accompagnée par un professionnel de santé.
Cette analyse rappelle aussi que plusieurs traitements peuvent être efficaces. Le choix dépend du parcours du fumeur, de ses préférences et de sa situation médicale.
Que montrent les études récentes sur l’arrêt du tabac ?
La mise à jour présentée par Cochrane le 26 août 2026 confirme, avec un niveau de confiance élevé, que la cigarette électronique avec nicotine permet davantage d’arrêts du tabac que les traitements substitutifs nicotiniques comparés dans les essais, comme les patchs ou les gommes.
L’écart estimé représente environ quatre arrêts supplémentaires pour 100 personnes. Ce résultat concerne les dispositifs nicotinés étudiés et constitue une moyenne : les chances de réussite varient selon les personnes et les conditions d’accompagnement.
Concernant la tolérance, cette mise à jour ne met pas en évidence d’augmentation des effets indésirables graves dans les études analysées. Les chercheurs indiquent toutefois que des suivis plus longs restent nécessaires pour mieux connaître les conséquences d’un usage prolongé.
Pourquoi les avis médicaux et les recommandations peuvent-ils différer ?
Une partie du débat français vient de l’avis du Haut Conseil de la santé publique daté du 26 novembre 2021 et publié le 4 janvier 2022. À cette époque, le HCSP jugeait les preuves insuffisantes pour proposer la cigarette électronique comme aide au sevrage dans la prise en charge par les professionnels de santé.
Les résultats scientifiques publiés depuis apportent de nouveaux éléments sur son efficacité. Ils doivent être présentés avec leur date, afin de comprendre l’évolution des connaissances.
Le débat concerne également plusieurs questions distinctes : aider un adulte déjà fumeur à quitter le tabac, évaluer les effets d’un vapotage prolongé et prévenir l’initiation des jeunes. Une réponse favorable à la première question ne règle pas automatiquement les deux autres.
Vapoter est-il moins nocif que fumer pour les poumons ?
Une cigarette électronique chauffe un liquide pour produire un aérosol, sans brûler de tabac. Selon le NHS, le service public de santé britannique, remplacer la cigarette fumée par le vapotage réduit l’exposition à de nombreuses substances toxiques. Le NHS considère le vapotage comme moins nocif que le tabagisme.
La question des effets sur les poumons reste néanmoins étudiée. Une toux ou une irritation peuvent survenir, et les conséquences d’une utilisation pendant de nombreuses années sont encore imparfaitement connues. Dans son expertise rendue publique en février 2026, l’Anses identifie notamment des risques respiratoires et cardiovasculaires possibles.
Pour approfondir ces conclusions, consultez le décryptage du rapport de l’Anses sur le vapotage par Mylène Pillot, docteur en pharmacie.
Pour un fumeur, l’objectif essentiel est donc d’arrêter complètement le tabac. Continuer à fumer, même en vapotant, maintient une exposition à la fumée. Pour une personne qui ne fume pas, commencer à vapoter n’apporte pas de bénéfice sanitaire.
Quels points aborder avec son pneumologue ?
Si vous envisagez la cigarette électronique pour arrêter de fumer, ou si vous l’utilisez déjà, quelques informations aideront votre médecin à vous accompagner :
- votre consommation actuelle de tabac et vos précédentes tentatives d’arrêt ;
- les aides déjà essayées, ce qui vous a aidé et les difficultés rencontrées ;
- votre utilisation de la vape, le dosage de nicotine et les éventuelles envies persistantes de fumer ;
- une toux, une gêne respiratoire ou une maladie pulmonaire déjà diagnostiquée.
En cas d’asthme, de BPCO ou d’emphysème, la discussion doit tenir compte de votre maladie et de vos traitements. Une gêne respiratoire persistante mérite un avis médical ; changer simplement de liquide ne remplace pas cette évaluation.
Une fois l’arrêt du tabac stabilisé, la réduction puis l’arrêt du vapotage peuvent être envisagés à votre rythme, en veillant à éviter une reprise de la cigarette. Notre article consacré à l’arrêt de la cigarette électronique développe cette étape.
Comprendre la composition de son e liquide
Identifier les ingrédients, le dosage de nicotine et les caractéristiques du produit utilisé permet d’échanger plus précisément avec un professionnel de santé. Ces informations figurent sur les fiches de nos e liquides.
Chez Naturacig, Mylène Pillot, docteur en pharmacie et cofondatrice, est responsable de la formulation et du suivi scientifique des e-liquides. Son expérience porte notamment sur les matières premières, la formulation, l’évaluation toxicologique et la qualité. Notre équipe peut répondre à vos questions sur la composition et les caractéristiques des références Naturacig.
Article relu et complété par Mylène Pillot.


